Nepal – Tour du Manaslu

Manaslu Trekking – 14 Mai – 04 Juin 2011 – ©Fabrice Fiquemo

Jour 20 & 21 : Katmandou et retour sur Paris

Le dernier jour à Katmandou sera réservé au shopping et à se promener au hasard des rues.

Tête de cochon laquée chez le boucher

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Le midi nous avons été invité chez notre guide Baburam qui vit dans une petite chambre de quelques mètres carrés au centre de Katmandou (le reste de sa famille restant dans son village de Kavre à 5o Km de là).

Quelques autres membres de sa famille (une soeur, des cousines) louent également des chambres dans le même immeuble.

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Et voila, c’est fini. Décollage pour Muscat en Oman (ou nous devrons transiter 4 heures), avec une dernière vue sur Katmandou.

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Et au loin les sommets Himalayens enneigés,  là ou nous étions il y a quelques jours…

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FIN

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Jour 19 : Boudhanath, Pashupatinath

Il est très facile de faire dans la même journée les sites Pashupatinath et Boudhanath situés à seulement quelques kilomètres de Katmandou. De plus les deux sites ne sont situés qu’à 30 minutes de marche l’un de l’autre.

Le premier, Pashupatinath, est un des sites les plus sacrés de l’hindouisme. Son temple, surmontant le rivière sacrée Bagmati est interdit aux non-hindous.

Temple de Pashupatinath avec son triple toits doré

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En contrebas, les Ghâts servent aux crémations qui ont lieux pendant toute la journée

Crémations le long le long de la  Bagmati

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Les crémations attirent une foule de curieux

Les crémations effectuées au pied du temple sont réservées aux personnes les plus riches et importantes du Népal. C’est ici que le roi Birendra et les membres de la famille royale ont été incinérés en 2001.

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Préparation du corps avant la crémation

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Plus haut sur le site de Pashupatinath, une étonnante série de plusieurs dizaines de cénotaphes sont alignés sur ce site dédié au dieu Shiva.

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C’est aussi ici que de nombreux singes ont élu domicile

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Temple de Shiva

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A quelques kilomètres de Pashupatinath, lieu hindoue le plus sacré du Népal, se tient Boudhanath, le lieu Bouddhiste le plus sacré du Népal.

Le stupa de Boudhanath est l’un des plus grand du monde. Le site est principalement habité par de nombreux réfugiés tibétains du Tibet.

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Boudhanath en vidéo :

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Pierre-Yves en reste bouche bée 

Jour 18 : Bhaktapur

Départ en début d’après-midi pour Bhaktapur, l’ancienne cité royale située à 15 km de Katmandou, pour un retour prévu le lendemain. Passer la nuit à Bhaktapur  permet d’apprécier ces nuits et ses matins calmes en dehors de toute activité touristique.

(La ville était d’ailleurs tellement calme qu’il nous a été difficile d’y trouver un restaurant ouvert le soir !)

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Retrouvez les images du diaporama dans Picasa – Manaslu 2011

Jour 17 : Katmandou et Patan

En ce 17ème jour au Népal il y a eu scission : je suis resté à Katmandou pour faire du shopping (j’avais des commandes très précises) et Pierre-Yves est parti visiter Patan avec Baburam.

Patan est une ville de la banlieue sud de Katmandou (15 minutes en voiture) dont le "Durbar Square" (place principale) est particulièrement bien conservé.

Pas de photos donc aujourd’hui (en attendant celles de Pierre-Yves ?).

Je publie tout de même une photo du Durbar Square de Patan que j’avais faite lors d’un de mes précédents voyages au Népal.

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Jour 16 : Retour à Katmandou

Le Bus entre Bhulbhule et Katmandou ne sera pas qu’une partie de plaisir.

Les paysages traversés sont certes magnifiques mais le souvenir de l’explosion des pneus du bus à l’aller, la route chaotique (surtout entre Bhulbhule et Besi Shahar) et le nombre d’accidents croisés sur la route (deux camions écrasés dans le ravin et plusieurs collisions frontales) en font un parcours fatigant et stressant.

"tourist bus"

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Une vidéo dans laquelle on peut apprécier la musique dans le bus, le bruit du klaxon et la densité de crachats du chauffeur. A ce propos nous avons découvert que l’on pouvait mesurer le niveau de danger de la route à la densité de crachat du chauffeur : plus il y avait de risque plus la densité augmentait !

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Arrivée à Besi Shahar ou l’on peut encore voir au loin les sommets des montagnes enneigées.

Jour 15 : Ghermu (1130m) – Bhulbhule (840m)

Durée 5h  -290 mètres

Dernière journée de trek entre Ghermu et Bhulbhule.

Tea Shop à Ghermu

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Avant de descendre à  Bhulbhule, il nous faudra monter à Bahundanda (1310 mètres). La montée est courte mais "intense" : malgré le temps couvert et pluvieux la vue est magnifique des hauteurs du village.

Sur les hauteurs du village de Bahundanda

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Rue à Bahundanda

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Bahundanda compte plusieurs restaurants

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Et voilà, nous prenons pour la dernière nuit une lodge à Bhulbhule. Le village, lieu de passage et terminus des bus, ne presente pas beaucoup d’intérêt. La pluie ne nous aidera pas de toute façon à profiter des derniers instants…

Les clés des lodges sont presque toujours avec un porte clé en forme de poisson

Jour 14 : Tal (1700m) – Ghermu (1130m)

Durée 5h30  -570 mètres

Avec l’altitude qui baisse c’est maintenant la chaleur qui augmente.

Nous croisons toujours autant de porteurs, mais beaucoup moins de touristes : en effet depuis trois jours c’est le couvre-feu à Katmandou pour cause de crise politique (vote pour une nouvelle constitution). Plus aucun bus n’est parti de Katmandou depuis plusieurs jours : les rares touristes que nous croisons viennent de Pokara.

Les Sherpas montent des cables servant à la fabrication d’un pont suspendu

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Les femmes portent souvent le bois

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Village de  Jagat

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Le café de Jagat

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Gorges entre Jagat et Ghermu

Jour 13 : Gho (2560m) – Tal (1700m)

Durée 6h30  -860 mètres

Belle journée entre Gho et Tal.

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Nous traversons plusieurs villages traditionnels en pierre.

Porte d’entrée du village de Tilche

Village Gurung de Tilche

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Nous traverserons plusieurs fois dans la journée la rivière Dudh Khola sur des ponts suspendus.

Pont suspendu à Tilche

En arrivant au village de Dharapani

A Dharapani deux routes de trekking se croisent : la descente du tour du Manaslu via le Larke pass et la monté vers le trek des Annapurnas via Manang.

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A partir de maintenant nous allons croiser une multitude de porteurs, mules, mais aussi des touristes qui montent vers Manang.

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Nous prenons notre premier "vrai" déjeuner depuis plus de 10 jours à Dharapani : en effet depuis hier c’est (enfin) le retour d’une nourriture plus variée : fini le choix limité entre les macaronis, les spaghettis, les pommes de terre ou, au mieux, des momos (raviolis tibétains). Maintenant nous pouvons enfin commander de la viande (poulet, porc, yak) ou des legumes et il y même des pizzas Népalaises au fromage de yak !

Baburam en profitera pour bien se remplir l’estomac.

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Arrivé à Dharapani le bruit des marteaux-piqueurs commence à se faire entendre : il s’agit  de la construction de la future route Besisahar - Manang. La fin de la construction de la route (d’ici deux ans ?) signera la fin du grand trek des Annapurnas (plus de 20 jours) qui ne se résumera plus qu’à un parcours de quelques jours de marche. Il permettra la modernisation des villages : un progrès pour les populations locales, mais qui signera le début de la fin des villages "traditionnels" du parcours.

Tracé de la route dans la montagne (à droite sur la photo)

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En attendant la route tous les matériaux, vivres et marchandises sont encore acheminés à dos de mulets ou à dos d’hommes.

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Plus nous avançons plus la route s’élargie (à gauche)

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Il arrive parfois d’être bloqué un bonne demie-heure en attendant la fin du dynamitage de la montagne pour la construction de la route.

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Mais le plus désagréable restera que le bruit des marteaux-piqueurs au loin, ne s’arrêtera pas durant toute la nuit !

Jour 12 : Bimtang (3720m) – Gho (2560m)

Durée 6h00 -1160 mètres

Avec le passage du col le temps a changé : la journée est pluvieuse dès le matin et le restera une bonne partie de la journée.

La descente sur Gho est rapide et facile. Une partie du trajet traverse une forêt dans un triste état : il semble que les populations locales, au lieu d’abattre les arbres, les brulent à la base pour les faire tomber (sans doute à cause du manque d’outillage). Après, seules les branches sont coupées : les trons restant à pourrir sur place.

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Le reste de la forêt est un curieux mélange d’arbres tordus et recouverts de mousse

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Pose pour le thé (et aussi pour se sécher) à Puktu Kharka dans une maison au papier peint constitué de papiers journaux et d’affiches.

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Le chörten annonce l’arrivée à Gho, premier vrai village depuis Samdo, il y a 2 jours.

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Après un dernier pont suspendu et nous sommes enfin à Gho.

Jour 11 : Samdo – Larke Pass (5213m) – Bimtang

Samdo – Bimtang via le col du Larke pass (5213m)

Durée 12h  Samdo – Larke pass +1523 mètres / Larke-pass Bimtang -1493 mètres

Départ à 3h30, en pleine nuit . Nous grimpons à la lampe torche dans la fraicheur de la nuit. Les premières lueurs du jour ne se feront pas trop attendre : une heure plus tard le ciel commence à s’éclaircir. Le soleil ne se lèvera vraiment que vers 5h00.

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Nous marchons sur un bon rythme et sans nous arrêter jusqu’à Dharmashala (Larke Phedi). Nous ferons l’étape Samdo – Dharmashala en 2h30 au lieu des 3h30 prévus. Les conditions (température, temps) sont idéales.

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Dharmashala (4470m) est un refuge au confort très rudimentaire et mal entretenu (portes cassées, toits envolés) ou nous devions passer la nuit avant de franchir le col. A cause du peu de touristes (basse saison) le refuge est fermé depuis au moins une semaine. Mais au vu des bâtiments je ne regrette pas du tout de ne pas être resté ici pour dormir.

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Les Barals sont attirés par des restes de sel sur le sol du refuge. Alors qu’il était très difficile de les approcher dans la montagne, ici, près du refuge, il est possible de s’en rapprocher à moins de 10 mètres.

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Le chemin continue de grimper régulièrement et longe un immense pierrier pendant plusieurs heures. En cette saison des yaks continuent de paître, même à plus de 4500 mètres d’altitude.

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Le pierrier n’en fini pas. La perpective du chemin nous laisse à penser, plus de dix fois, que nous sommes proches d’atteindre le col, mais c’est un leurre. Le souffle devient difficile à trouver : les pauses pour retrouver notre respiration augmentent en fréquence à mesure que nous grimpons.

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Pierre-Yves souffrira du mal des montagnes durant les dernières heures de l’ascension. Dans ces conditions la question s’est posée de faire demi-tour ou de continuer. Pour le motiver moralement notre guide Baburam lui fera croire, pendant deux heures, que nous ne sommes plus qu’à une demi-heure du sommet…

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7 heures après notre départ de Samdo nous voilà enfin au col du Larke pass (5213m) avec ses drapeaux à prières.

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Nous ne pouvons pas rester très longtemps sur le col : de l’autre coté les nuages (avec le risque de neige) arrivent, de plus Pierre-Yves souffrant toujours du mal des montagnes il nous faut redescendre au plus vite.

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La descente longe un glacier et malheureusement les nuages nous cachent la vue des hauts sommets aux alentours.

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5 heures après le passage du col et 12 heures après notre départ de Samdo, nous arrivons à Bimtang (à droite sur la photo).

Le "village" de Bimtang est sans intérêt : il n’est constitué que de 6 ou 7 maisons (dont 3 lodges sans douches ni toilettes) et 4 chambres dans un même bâtiment (partagées par toutes les lodges). Le seul attrait du site est la vue sur les sommets, mais à cause des nuages nous ne les verrons jamais.

Comme la descente en altitude à réussi à Pierre-Yves (les symptômes du mal des montagnes ont disparus), nous prenons la décision de repartir dès le lendemain et de na pas rester pour un jour de repos comme nous l’avions envisagé.

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